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 L'histoire de la canne

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MessageSujet: L'histoire de la canne   Dim 25 Nov - 17:35

Je m'ennui. Et cette histoire risque de sombrer plusieurs fois dans le mélodrame, après tout, c'est celle de Gregory Black.


Enfance, adolescence - Folie

Le silence. Aller, un peu plus vite. Les pulsations du cœur. Encore un effort. S’y joute le bruit des pas sur l’asphalte. Encore. Les éclats de voix de la foule maintenant. Plus vite ! Il avait fermé les yeux, les ouvre pour apercevoir la ligne d’arrivée. De chaque côté, un flot continu et indistinct de visage se presse et hurle, il n’en reconnaît aucun. Pas grave, nul besoin de reconnaissance, seule la course compte. Le rythme s’accélère une dernière fois, son cœur va voler en éclat. Des hurlements. Et merde.

Gregory se laissa tomber assis sur l’herbe, recouvrant peu à peu son souffle, il jeta un regard mauvais au trois autres. Les premiers se pavanaient s’entre félicitaient en élevant la voix, tandis que leur amis, leur famille les applaudissaient. Pour lui, le quatrième, rien du tout. Tant pis. Le jeune homme se relèva, l’air neutre et retourna aux vestiaires.

La course à pied était le seul sport que Gregory daignait de pratiquer. C’était solitaire et simple, les fautes y étaient rares. Et surtout, il était en compétition avec tous les autres, le but : être le meilleur, le premier, le seul et unique gagnant. Du haut de ses seize ans, il n’avait rien d’extraordinaire, si on excluait ses impressionnants yeux azurés. En rentrant chez lui, il se demandait pourquoi il avait encore une fois été le plus lent. Etrange question. Surtout si on comptait le fait qu’il avait été quatrième sur soixante-dix candidats. Il poussa la porte de l’étroite maison et jeta un dernier regard sur la rue résidentiel de miséreux qui se déroulait derrière lui. Il entra.

Son aîné l’accueillit avec un : alors champion ? Gregory contempla son frère d’un air ennuyé.

- A ton avis ?
-Encore premier ? Et bien ça ne m’étonne plus. Bravo !

Il renonça à le contredire, après tout, ce n’est pas Graham qui irait vérifier les résultats.

- Où est Catherine ?
- Maman ? Au boulot.

Suffirait donc de la chercher sur le trottoir en face de l’hôtel de la Grand Place. Mais il n’avait vraiment aucune envie de la trouver. Il lui en voulait. A sa mère. D’avoir perdu ainsi toutes dignité, alors qu’à l’armée elle en avait à revendre. La photo le montrait d’ailleurs, avec son uniforme et son fusil sur l’épaule, sa mère n’avait rien à voir avec la prostituée d’aujourd’hui. Sauf les yeux bleus.

- Dit Greg, tu me passerai pas un peu d’argent ?

Il tourna son visage fin vers lui. Graham avait les yeux bruns, les cheveux bruns. Comme leur paternel.

- Ok.

Rien d’autre à ajouter, s’il ne l’avait pas fait, il s’en serai prit une.

[Post pas terminé, je reprends ce soir]
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John Belt
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MessageSujet: Re: L'histoire de la canne   Lun 21 Jan - 23:48

pas mal du tout... seule chose à redire est concernant le raport entre les deux frères. "Bravo champion" puis "je t'en colle une pour du fric" ça colle pas... enfin selon moi
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Leka'Landaree
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MessageSujet: Re: L'histoire de la canne   Mar 22 Jan - 1:07

Mouais, c'est pas contradictoire tu sais (j'en sais quelque chose lol).
J'aime bien ce style d'écriture joyeux
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Kazumi Stone
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MessageSujet: Re: L'histoire de la canne   Mar 22 Jan - 9:04

Perso j'ai pas lu l'histoire mais j'ai eus un sourire en voyant la photo du Dr.House..... DR.HOUSE POWAAAAA
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Jonathan Kimblee
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MessageSujet: Re: L'histoire de la canne   Mer 23 Jan - 0:54

Tu vois, elle a su marquéter son projet. Suffit d'une image de House, pour que tu poste un commentaire positif sur sa fanfic!
Rien à redire sur le style ou la richesse de l'écriture, par contre, il y a quelques détails qui rendent la lecture un peu moins appréciable. Pour des chapitres de cette taille, il faut condenser un peu moins d'actions à l'intérieur, pour mieux les décrire, ou bien sacrifier un peu plus de temps à focaliser ta description. "En trainant les pieds", "en grommelant" ou" en réfléchissant à .....", sont des ajouts simples mais qui rendent le récit plus intéréssant, bien que les abus et les sur-utilisations sont nocives....Rien d'autre à rajouter, c'est superbe, et avec l'histoire de la mère, on a une preuve que c'est pas juste une fanfic basique dans laquelle l'auteur est trop immature pour traiter de ces sujets.

_________________

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MessageSujet: Re: L'histoire de la canne   Mer 23 Jan - 21:05

J'ai deux grands frères... je crois savoir de quoi je parle x]

Sinon merci... et vive House !

Kimblee... tu dois être le premier à poster quelque chose de constructif ! Pour tout avouer j'avais un peu de mal à placer l'action dans la vie de Black, sa vie se résume à quelques épisodes qui ont fait de lui quelqu'un de psychologiquement instable, je vais essayer d'insister sur ce point parce que j'ai horreur des méchants qui sont méchants parce que ça leur plaît d'être méchant !

Merci pour les points positifs et encore plus merci pour les points négatifs, ça m'aide.
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John Belt
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MessageSujet: Re: L'histoire de la canne   Mer 23 Jan - 21:27

pour le frère c'est pas tant son carractère qui me surprend en faite, c'est plutôt la manière dont ça arrive. la relation entre les deux n'est pas expliquée, et brutalement sans qu'on sache d'où ça sorte il le raquette. Autrement dit je pense que c'est surtout cette partie qu'il serait interessa,nt d'insister, plus que sur l'action puisqu'après tout comme tu l'explique tu veux expliquer son carractère, et donc centrer sur la psychologie de son personnage. En gros les actions n'ont d'importance que par leur impacte psychologiques sur le personnage. En cela je trouve le début très réussi
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MessageSujet: Re: L'histoire de la canne   Mer 23 Jan - 21:32

Merci d'avoir dévloppé... En effet, je vais mieux cerner cette relation fraternelle mais je n'avais pas pu terminer ce post auparavant, et pour être toute à fait franche je ne me rappelle que vaguement ce que j'avaias en tête à ce moment là... en fait j'ai tout laissé en plan mais je m'y remets... doucement mais sûrement.
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MessageSujet: Re: L'histoire de la canne   Lun 19 Mai - 22:15


Ce n'était pas la suite prévue, mais j'ai perdu l'autre...


***


La routine l’ennuyait plus que jamais. Comme si tous les évènements se succédant n’étaient compris que dans une unique journée se déroulant sans fin. Et Black attendait sans cesse la nuit. Bien évidemment, les calmants et le traitement de choc l’abrutissant complètement, le jeune homme avait bien du mal à appréhender le déroulement du temps et même à considérer normalement son univers : les distances lui semblaient impossibles à évaluer, la fatigue ou l’angoisse venait à la vue d’objets usuels et commun… Bref, sa paranoïa avait atteint son paroxysme à peine quelques semaines passées à l’asile St George.

L’odeur d’urine et autres déjections ne l’importunait même plus, il avait fini par s’y habituer, et son état ne lui permettait pas vraiment une grande capacité de concentration aussi bien intellectuelle que sensitives. Constamment plongé dans un état léthargique, Gregory subissait sans plus broncher son traitement plus qu’agressif. En effet, les décharges électriques que l’on lui infligeait régulièrement n’avaient pas vraiment d’effet mis à part celui de lui offrir un corps maigrelet et bien souvent parcouru de spasmes. L’ampleur et la violence de ceux-ci diminuait progressivement après la dite « intervention » mais de légères secousses de cessaient de lui agiter les mains ou les paupières, le faisant paraître plus fou encore.

Gregory Black avait désormais atteint les vingt années, sa mère avait été assassinée par l’un de ses habituels clients et son frère avait disparu sans laisser aucunes traces et de nombreux usuriers mécontents. Le cadet des Blacks n’avait pas bronché. Malheureusement il avait fallu que ces petits états d’âme refoulés ressurgissent, violents et incontrôlables, salissant ainsi pour la première fois son cassier judiciaire pour meurtre non prémédité. Dans la mesure où l’homme, ou plutôt ce qui en restait, qui comparut devant les strictes jurés n’ouvrait plus la bouche et affichait un air de neutralité troublant, il fut rapidement jugé lunatiques et envoyé chez les déments.

Les détails de sa lente digression ont peu d’importance, ils l’ont simplement conduit là où ce qui causerait sa misère et sa pseudo démence actuelles allait franchir la porte.

Elle s’appelait Lucy et portait bien son lumineux prénom, car tout en elle rappelait éclat, douceur et chaleur. Bien que la blouse d’infirmière la ternissait, elle conservait ce regard pâle mais expressif qui fut pendant longtemps la seule encre à la réalité de Gregory. Lucy s’occupait de quatre malades, comme chaque aide soignante assignée à la section des malades considérés comme non dangereux. Il y avait Murray Frag qui promenait une laisse sans rien au bout, Alfred Bendson qui ne parlait que s’il contemplait l’extérieur par la fenêtre de sa chambre, un clochard sans nom affectueusement surnommé Bob qui se contentait de prédire une chaleur terrestre grandissante et Gregory Black, un homme trop rapidement vieilli, au regard éteint. La première fois, il n’avait même pas daigné répondre à son clair bonjour tandis qu’elle entrait dans sa chambre, chargée de linges propres. Il s’était contenté de cligner ses pauvres yeux noirs qui semblaient minuscules parce que souligner de profondes cernes verdâtres. Elle n’en était jamais contrariée, elle continuait de discuter avec lui, bien qu’il ne lui répondait jamais, assis sur sa chaise pourrie, les bras ballants de chaque côté et la bouche entrouverte, lui donnant une allure de demeuré.

– Patient 215, dose habituelle.

C’était la seule phrase qui faisait vaguement réagir Black. Il émettait un court gémissement, plongeait la tête entre ses grandes mais dans un désespoir flagrant qui fendait le cœur de la petite blonde.

– Il est calme, nul besoin de le lui administrer de si hautes doses, il suffit de réduire progressivement…

– Dose habituelle, répliquait invariablement le médecin.

Elle obéissait, étant bien élevée. Mais un jour, même les gentilles et obéissantes gamines finissent par envoyer chier leur petit monde.

***


Il était dix heure et quarante-huit minutes du matin, moment où, comme à chaque fois, Pettersons passait de chambre en chambre, poussant son chariot où étaient disposés de petits gobelets contenant les doses médicamenteuses de chaque taré du service. Les numéros de clients étaient grossièrement inscrits sur les petits verres en plastiques ainsi distribués sur d’étroits plateaux en fer blanc aux infirmières. L’aide soignant était l’un de ces jeunes songeurs, aux yeux vert délavé, couleur de l’eau traître, qui avaient espéré un jour devenir médecin et avaient contemplé leurs rêves anéantis, piétinés par des individus plus doués, plus ambitieux et ne s’embarrassant pas d’état d’âme. Tant pis pour sa gueule.

Arrivé à la dernière chambre du première étage, il pris le vétuste et terrifiant ascenseur, dans lequel il craignait toujours mourir un jour, et reprit sa morbide tournée de calmants. La chambre 215 était la dernière de ce second étage, lui-même le dernier de la section des doux dingues. C’était le seul malade qu’il connaissait plus que la moyenne, car celui-ci avait été récemment transféré de chez les dangereux. Il en frissonnait encore, c’était la première fois qu’il avait pu admirer un bonhomme beuglant en camisole tandis qu’il se faisait administrer des sédatifs à buter un cheval, tout cela après une course poursuite dans les escaliers.

Pourtant Mr Black ne semblait pas plus fou que lui ou un autre. Il était calme, d’une neutralité certes déroutante, mais d’une exquise politesse teintée de sarcasme et d’humour noir. C’était simplement un homme intelligent mais blasé.

Lucy savait bien que le patient 215 était bien plus complexe qu’il ne pouvait le paraître. Elle le connaissait, elle, depuis maintenant plus d’un an. Et il fallait avouer que lui faire sa toilette, lui éponger la bave aux coins des lèvres, servaient aussi à tisser une relation plus intime. Alors qu’elle commençait à peine à s’en occuper, elle avait d’abord été surprise par la profondeur du regard bleuté de Black, il n’était pas spécialement triste mais particulièrement amère, comme s’il estimait que se retrouvait à l’asile à cause de son passé, de sa famille, et de tout ce qui avait pu être lui quelques années plutôt était une raison suffisante pour en vouloir au monde entier. La blonde avait aussi décelé une certaine gêne chez lui à chaque contact ou chaque coup d’œil trop insistant qu’elle pouvait lui infliger. Empathique de nature elle comprenait aisément que se faire voir en tant que dément, mal rasé, tout aussi bien coiffé et vêtu d’une robe de chambre éliminée n’était pas la chose la plus agréable qui soit.

A l’origine, Lucy s’occupait de lui avec indifférence, comme si elle se contentait d’arroser une plante verte déjà à moitié crevée dont elle n’espérait pas grand-chose. Mais à chaque fois que l’infirmier en charge de la distribution de calmants, et que Gregory laissait échappé une courte plainte grave et profonde, Lucy sentait ses défenses tomber et essayait toujours de moyenner un changement de traitement.

– C’est un taré, Stainford, comment pourrait-il savoir ce qui est bon pour lui ou pas ?

– Tu l’entends se plaindre ? C’est comme ça tous les jours, il sent bien que ça ne lui réussi pas…

– Te laisse pas attendrir, fais ton boulot, c’est tout ce qu’on te demande.

Mais Lucy ne l’écoutait plus. Elle balançait méthodiquement les médicaments dans le lavabo et faisait couler l’eau jusqu’à ce que les pilules abrutissantes disparaissent en tournoyant. L’état de Gregory s’améliorait de jour en jour, il prenait du poids, semblait plus alerte et esquissait parfois de petits sourires en coin, moqueurs et reconnaissants à la fois. Il ne se laissait plus guidé comme un enfant malgré sa faiblesse physique due à l’inactivité, mais ne parvenait toujours pas à formuler des phrases claires et se contentait de montrer du doigt en grognant pour parvenir à ses fins. Et puis un jour, une grande main tendue :

– Gregory Black, assassin. Aurais aimé vous rencontrer dans d’autres circonstances.
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